Émile Verhaeren
Ses parents voulurent racheter tout le tirage de son premier livre pour le brûler : Émile Verhaeren (1855-1916), le poète des villes tentaculaires.
Poète belge de langue française, né au bord de l'Escaut dans un village néerlandophone, et l'un des premiers à avoir fait de la ville industrielle un sujet de poésie.
Il naît Émile Adolphe Gustave Verhaeren le 21 mai 1855 à Saint-Amand, en province d'Anvers, dans une famille aisée d'origine bruxelloise où l'on parle français quand le village et l'école parlent flamand. Interne chez les jésuites à Gand, puis étudiant en droit à Louvain, il y rencontre le cercle de *La Jeune Belgique*. Le salon que l'avocat socialiste Edmond Picard tient à Bruxelles achève de le décider : il renonce au barreau.
*Les Flamandes* paraît en 1883, un livre de vers naturalistes sur son pays — les fermes, les étables, les porcs, la cuisson du pain. L'avant-garde applaudit, la Belgique s'indigne, et **ses parents tentent, avec le curé du village, de racheter le tirage entier pour le détruire**. Le scandale était le but, avoué plus tard : c'était le chemin le plus court vers la notoriété. Suivent *Les Moines* (1886), *Les Soirs* (1888), *Les Débâcles* (1888), *Les Flambeaux noirs* (1891), d'un symbolisme de plus en plus noir.
En 1891 il épouse Marthe Massin, aquarelliste, à qui il consacrera trois livres — *Les Heures claires*, *Les Heures d'après-midi*, *Les Heures du soir*. Dans les années 1890 il se tourne vers la question sociale et vers ce qu'il appelle la révolte anarchiste, publiant dans *L'Endehors*, *Le Libertaire*, *La Revue blanche*. C'est de là que sort ce pour quoi on le lit encore : *Les Campagnes hallucinées* (1893) et *Les Villes tentaculaires* (1895), où la ville aspire les villages, où les usines, la Bourse, le port et l'étal deviennent des personnages. Il est traduit partout ; Rilke, Gide, Zweig, Mallarmé, Rodin, Signac le lisent ou le fréquentent.
La guerre de 1914 le prend au dépourvu. Réfugié en Angleterre, ce pacifiste écrit *La Belgique sanglante*, *Parmi les cendres*, *Les Ailes rouges de la guerre* — et sa foi en un avenir meilleur s'y teinte d'une résignation qui grandit. Le 27 novembre 1916, après une conférence à Rouen et une visite aux ruines de l'abbaye de Jumièges, il meurt poussé par la foule sous les roues d'un train qui démarrait.
- À ceux qui partent
- À l’arrière
- À l’Aube
- À la gloire des cieux
- À la gloire du vent
- À Pâques
- À ras de terre
- À Ténèbres
- Allez-vous-en
- Amours
- Amours rouges
- Août
- Âprement
- Âprement (2)
- Art flamand
- Artevelde
- Attirances
- Au bord du quai
- Au carrefour de la mort
- Au long du Quai
- Au musée
- Au peuple allemand
- Au Reichstag
- Aujourd’hui
- Autour de ma maison
- Aux Flamandes d’autrefois
- Avril
- Baudouin Bras de Fer
- Cantiques
- Celui qui bouscule
- Ceux de Liége
- Chanson de fou (Brisez-leur pattes et vertèbres)
- Chanson de fou (Celui qui n’a rien dit)
- Chanson de fou (Je les ai vus, je les ai vus)
- Chanson de fou (Je suis celui qui vaticine)
- Chanson de fou (Le crapaud noir sur le sol blanc)
- Chanson de fou (Les rats du cimetière proche)
- Chanson de fou (Vous aurez beau crier contre la terre)
- Clarté froide
- Cloches
- Coin Religieux
- Comme tous les soirs
- Cour de Ferme
- Cuisson du pain
- Décembre
- Déclin
- Dégel
- Des soirs
- Deux siècles
- Dialogue rustique (Antoine)
- Dialogue rustique (Benoit)
- Dialogue rustique (Jean)
- Dialogue rustique (le jardinier)
- Dialogue rustique (Marianne)
- Dialogue rustique (Pierre)
- Dialogue rustique (Vincent)
- Dimanche matin
- En hiver
- Fête d’Hiver
- Février
- Fin d’Année
- Fleur fatale
- France et Allemagne
- Funérailles
- Guillaume de Juliers
- Guillaume II
- Hambourg
- Hercule
- Hommage
- Hôpitaux
- Humanité
- Illusion
- Infiniment
- Insatiablement
- Jacques d’Artevelde
- Jan Snul
- Janvier
- Jours d’Été
- Juillet
- Juin
- Kato
- Kleudde
- L’abreuvoir
- L’Action
- L’Air est humide
- L’Air se durçit
- L’Allemagne, exterminatrice de races
- L’amante
- L’amazone
- L’Âme de la ville
- L’Âme paysanne
- L’Amour
- L’Ancienne Gloire
- L’Angleterre
- L’Arbre
- L’Art
- L’Attente
- L’Eau
- L’Effort
- L’Émoi
- L’en-avant
- L'enclos
- L’Entrée de Philippe le Bel à Bruges
- L’Erreur
- L’Escaut
- L'étable
- L’Étal
- L’Étalon
- L’éternelle
- L’étude
- L’Europe
- L’Éveil
- L’heure mauvaise
- L’Heure triste
- L’Horloger
- L’Hospice
- L’Idole
- L’impossible
- L’Incendiaire
- L’Inondation
- L’Ivresse
- L’Or
- L’Orage
- L’Orage (parmi les pommes d’or que frôle un vent léger)
- L’Usine
- L’Utopie
- La barque
- La Bêche
- La Belle Fille
- La Bière
- La Bourse
- La Cathédrale de Reims
- La Cité
- La Clémence
- La Conquête
- La Croisade
- La cuisine
- La Danse des vieux et des vieilles
- La Douceur
- La Fenaison
- La ferme
- La Ferme des marais d’or
- La Fermière
- La Ferveur
- La Fille ardente
- La Fleur de Lin
- La Folie
- La Forêt
- La Foule
- La Gare
- La Grand’Place
- La grande chambre
- La grille
- La Joie
- La Kermesse
- La Louange du corps humain
- La Lys
- La Mort
- La Mort du Fermier
- La nuit
- La Patrie aux soldats morts
- La Plaine
- La Pluie
- La Prière
- La Recherche
- La Saint-Pierre
- La Saison dorée
- La Science
- La Sorcière
- La Statuette
- La vache
- La vachère
- La Vente aux Enchères
- La Vie
- La Vie à l’Étouffée
- La vieille Demoiselle
- La ville
- Là-bas (2)
- Lassitude
- Le banquet des Gueux
- Le banquier
- Le Bazar
- Le capitaine
- Le Chaland
- Le Cri
- Le Départ
- Le Dimanche
- Le Donneur de mauvais conseils
- Le Franc Buveur
- Le Gel (Ce soir, un grand ciel clair, surnaturel, abstrait)
- Le gel (Sous le fuligineux étain d’un ciel d’hiver)
- Le général Leman
- Le Gobelet d’Argent
- Le Grand Serment
- Le Jour des Rois
- Le lait
- Le Linge
- Le Maître
- Le Ménétrier
- Le Ménétrier (soir de juillet torride et sec)
- Le Meunier
- Le moine
- Le Monde
- Le Monde s’arme
- Le Mont
- Le Mort
- Le Moulin
- Le Navire
- Le Paradis
- Le Péché
- Le Pèlerin
- Le Peuple
- Le Port
- Le Port déchu
- Le Pré
- Le Printemps de 1915
- Le repos
- Le Roulier
- Le Ruisseau
- Le Sabotier
- Le Soir
- Le Taillis
- Le Téméraire
- Le Temps
- Le tribun
- Le tyran
- Le Valet de cœur
- Le Verbe
- Le vieux Banc
- Le vieux Mur
- Le voyage
- Légendes
- Les Alouettes
- Les Amoureux
- Les Ancêtres
- Les Antiques Hôtels
- Les Aoûterons
- Les Arbres
- Les Armes
- Les Armes du soir
- Les Attirances
- Les Avares
- Les Bagnes
- Les Baptêmes
- Les Barbares
- Les beaux Nuages
- Les Boutiques
- Les brumes
- Les Brumes d’Hiver
- Les Cathédrales
- Les Chapelles
- Les Chaumes
- Les cierges
- Les Communiers
- Les Complaintes
- Les corneilles
- Les Cultes
- Les Deux enfants de roi
- Les Élus
- Les espaliers
- Les Étables
- Les Exodes
- Les Fièvres
- Les Fleurs
- Les Fumeurs
- Les Fumiers
- Les funérailles
- Les Giboulées
- Les Grands Mangeurs
- Les granges
- Les greniers
- Les gueux
- Les Heures créatrices
- Les horloges
- Les Idées
- Les Jeunes Filles
- Les Jours de Pluie
- Les Mages
- Les Malades
- Les Mardi-Gras au Village
- Les Mendiants
- Les Meules
- Les Meules (comme des tentes pour les blés)
- Les Mouches
- Les Oiseaux
- Les Ombres
- Les Paysans
- Les Penseurs
- Les petits Métayers
- Les Petits Vieux
- Les Pies
- Les Pigeons
- Les Pinsons
- Les plaines (Partout, d’herbes en Mai, d’orges en Juillet pleines)
- Les Plaines (Sous la tristesse et l’angoisse des cieux)
- Les Porcs (Avec leurs groins)
- Les porcs (Des porcs, roses et gras, les mâles, les femelles)
- Les preux
- Les Promeneuses
- Les récoltes
- Les Rêves
- Les rideaux
- Les Rois
- Les Routes
- Les Ruelles
- Les Rues
- Les Saluts de la Paroisse
- Les soirs ! voici les soirs de pourpre, évocateurs
- Les Soirs d’Été
- Les Soirs de Grande Fête
- Les Souffrances
- Les Spectacles
- Les Tombes
- Les Trains
- Les trois Pucelles de Bruxelles
- Les Usines
- Les Usines de guerre
- Les Van Eyck
- Les vents
- Les vergers
- Les Vergers de Mai
- Les vieilles
- Les Vieux Chênes
- Les Vieux des Villages
- Les Vieux Empires
- Les vieux maîtres
- Les vieux Paysans
- Les vieux rois
- Les Villages
- Les Voyageurs
- Les Zeppelins sur Paris
- Liminaire
- Londres
- Ma chambre
- Ma race
- Mai
- Mariage
- Marines
- Mars
- Martin Luther
- Michel-Ange
- Minuit blanc
- Moisson
- Mon âme elle est là-bas
- Mourir
- Notre-Dame au manteau froid
- Notre-Dame de Bonne Odeur
- Novembre
- Obscurément
- Octobre
- Pâques
- Parabole
- Pauvres Chaumes
- Pauvres Vieilles Cités
- Pèlerinage
- Persée
- Plus loin que les gares, le soir
- Premier Cri
- Premiers aéroplanes
- Premiers beaux Jours
- Prière
- Quelques-uns
- Ressouvenir
- Rubens
- Rumeurs
- Rupert Brooke
- Russie
- Saint Amand
- Saint Jean
- Sais-je où
- Septembre
- Silencieusement
- Soir de caveau
- Soldats morts à la guerre
- Sonnet
- Sous les porches
- Sur la côte
- Sur la mer
- Sur les grèves
- Ténèbres
- Tityre et Mœlibée
- Tourment
- Truandailles
- Un deuil
- Un lambeau de patrie
- Un matin
- Un soir (2)
- Un vieux soldat
- Une Heure de Septembre
- Une statue (apôtre)
- Une statue (bourgeois)
- Une statue (moine)
- Une statue (soldat)
- Vaguement
- Vanniers
- Vénus ardente
- Vers
- Vers la mer
- Vers le futur
- Vésale
- Vieille Ferme à la Toussaint
- Vieilles Servantes Flamandes
- Ypres