Francis Jammes
Le Béarn contre le symbolisme parisien : Francis Jammes (1868-1938), qui a fait entrer les ânes et les angélus dans le vers français.
Poète français du Béarn, et la voix la plus éloignée de Paris que le corpus ait portée.
Il naît à Tournay, dans les Hautes-Pyrénées, le 2 décembre 1868. Il y passe six ans qu'il appellera « l'âge divin », puis Bordeaux de 1880 à 1888, qu'il appellera « l'âge ingrat ». Il rate son baccalauréat. À la mort de son père, en 1888, il s'installe à Orthez et y reste **trente-trois ans**.
Il publie ses premiers vers en 1891. Mallarmé, Gide et Henri de Régnier l'encouragent ; en 1897 il lance « Le Jammisme », un manifeste qu'il avait écrit par plaisanterie et que le milieu littéraire prend au sérieux — ce qui fait sa réputation. *De l'Angélus de l'aube à l'Angélus du soir* paraît l'année suivante et le pose pour de bon.
Ce qu'il apporte est un refus. Quand la poésie française est au symbolisme, aux abstractions et aux correspondances, il écrit la salle à manger, l'âne, le vieux village, la jeune fille un peu souffrante, la pipe en terre, le chien pauvre — en vers longs, presque parlés, aux rimes approximatives assumées. « J'aime l'âne », « Prière pour aller au Paradis avec les ânes » : le titre seul disait à l'époque de quel côté il se rangeait.
Sa rencontre avec Claudel, vers 1900, le mène à la conversion : il communie le 7 juillet 1905 à La Bastide-Clairence, puis part en pèlerinage à Lourdes. La foi devient le sujet de la seconde moitié de son œuvre — *Les Géorgiques chrétiennes*, les *Quatrains*.
Il épouse Geneviève Goedorp en 1907, en aura sept enfants, quitte Orthez pour Hasparren en 1921. Grand prix de littérature de l'Académie française en 1917, il échoue deux fois à y entrer, en 1920 et en 1924, et refuse la Légion d'honneur en 1922. Il meurt à Hasparren le 1er novembre 1938. Il avait demandé pour épitaphe six mots : **« Francis Jammes, poète »**.
Petit Poème réunit 336 de ses poèmes, en sept recueils qui vont de 1895 à 1923. Ses romans — *Clara d'Ellébeuse*, *Almaïde d'Etremont*, *Le Roman du Lièvre* —, ses contes et ses proses restent dehors : ce n'est pas du vers. Les *Cinq Prières pour le temps de la guerre* et les *Méditations* non plus, malgré leur titre — ce sont des proses, et c'est le contrôle des blocs de vers qui l'a établi, pas une opinion.
- « Écoute, dans le jardin »
- À Jeanne Fort
- À ma filleule Sylvette Guillon-Verne
- À mon père, guadeloupéen
- À Pierre Loti
- À Robert Bridges
- Agonie
- Ainsi que Crusoë dans son île déserte
- Amie, souviens-toi
- Amsterdam
- Annonciation
- Antigone
- Au beau soleil
- Au bord de l’eau verte
- Au crépuscule, à l’heure où le silence saint
- Au même
- Au moulin du bois froid
- Au père Théodore, o. s. b.
- Au pied de mon lit
- Aujourd’hui, le long de la nuit
- Aux arrivistes
- Avant que nous rentrions
- Avec les pistolets
- Avec ton parapluie
- Bâte un âne
- Belle-de-jour
- Bruges
- C’est aujourd’hui
- C’est un coq
- C’est un repas frugal que l’on mange à l’abri
- C’était à la fin
- C’était affreux
- Car maintenant, nourri d’un ineffable blé
- Carabineros
- Caügt
- Ce fils de paysan
- Ce sont les travaux
- Cette personne
- Clarté
- Comme un chant
- Comme un insecte
- Confucius rendait les honneurs
- Dans ce site où la Sainte Vierge est apparue
- Dans la grange
- Dans la pâleur embaumée de ce soleil fou
- Dans le chemin
- Dans le verger
- David, tu t’éveillais sur ta couche nocturne
- Demain fera un an
- Dépiquage
- Deux ancolies se balançaient
- Dialogue
- Dimanche des Rameaux
- Du Béarn au Labourd
- Du courage ?
- Eh ! Je sais bien
- Elle avait emporté
- Elle est gravement gaie
- Elle était descendue
- Elle va à la pension
- En ce jour-là l’église allégrement sonnait
- En songeant
- Et c'est ainsi que Dieu répondait au poète
- Faisait-il beau
- Guadalupe de Alcaraz
- i . J’ai vu passer un char
- ii . Quand l’eau crue de mars
- iii . La gueule d’un vieux pot
- Il est des jours où l’âme est triste. Elle retombe
- Il est près de Salles
- Il s’occupe
- Il va neiger
- Il vint à l’étude
- Il y a par là
- Il y a un petit cordonnier
- Il y avait des carafes
- Ils m’ont dit
- iv . L’algue de corne brune
- ix . Le Champ de blé mûr
- J’ai été visiter
- J’ai fumé ma pipe en terre
- J’ai quelqu’un dans le cœur
- J’ai rêvé cette nuit que j’étais sur la route
- J’ai une pipe
- J’ai vu revenir les choses
- J’ai vu, dans de vieux salons
- J’aime dans le temps
- J’aime l’âne
- J’allai à Lourdes
- J’allais dans le verger
- J’écris dans un vieux kiosque
- J’étais gai
- Je crève de pitié
- Je garde une médaille
- Je la désire
- Je le trouvai
- Je m’embête
- Je mettrai
- Je ne désire point
- Je ne suis séparé de Vous que par mon corps
- Je parle de Dieu
- Je pense à Jean-Jacques
- Je pense à vous
- Je regardais le ciel
- Je sais que tu es pauvre
- Je songe à ce jour-là
- Je souffre, mais
- Je suis dans un pré
- Je suis une brebis qui court dans les œillets
- Je t’aime
- Jour de foire à Hasparren
- L’adolescente fait murmurer sa fenêtre
- l’agneau
- l’alouette
- l’amateur des jardins
- L’ambition et l’amour
- L’amour des aventures
- l’âne
- L’âne était petit
- L’après-midi
- l’araignée
- L’arrachement
- l’auteur
- L’eau coule
- L’écho du fusil
- L’église habillée de feuilles/Les prières s’en vont au ciel comme des fleurs
- l’éléphant
- L’enfant lit l’almanach
- L’évier sent fort
- l’hirondelle
- L’horloge
- l’huitre
- L’impassible nature
- L’inspiration
- L’iris violet
- La bénédiction du soir
- La bergeronnette
- La brouille
- La chapelle sonnait encore. Et chaque coup
- la chèvre
- la cigale
- la cigogne
- La cloche de la Bastide-Clairence
- La colombe tenant le rameau d’olivier
- La douane franchie
- La ferme était luisante
- La fille du contre-maître
- La fraise sauvage
- La frontière
- La gomme coule
- la grenouille
- La jeune fille
- La jeune fille nue
- La jeune fille un peu souffrante
- La lune dans la nuit fait songer à la Terre
- La maison serait pleine de roses
- La mort
- La Mort du Poète
- La Naissance du Poète
- La paix des champs s’étend autour de la chapelle
- La paix est dans le bois
- La parure de la pauvreté
- La poussière des tamis
- La poussière froide
- La salle à manger
- La servante
- la tortue
- La vallée
- La vocation
- Laisse les nuages
- Le banquet
- le bœuf
- le bouc
- Le brasier
- Le cadre sans portrait
- Le calendrier utile
- Le calla
- le cerf
- le chameau
- le chat
- Le chat est auprès du feu
- Le chemin de la vie
- le chêne
- le chien
- le coq
- Le croup
- le cygne
- Le don
- le geai
- le héron
- le hibou
- le lièvre
- le lion
- le loup
- le maitre d’école
- Le malotru
- Le mauvais ouvrier
- Le minotaure
- Le moine, comme un vieil aigle ami des nuages
- le moucheron
- le mulet
- le paon
- Le pauvre chien
- Le pauvre pion
- Le paysan
- Le poète est tout seul dans la forêt de l’âme
- Le poète et l’ami causent. Une pelouse
- Le Poète et l’oiseau
- Le poète médite. Il songe à ces prophètes
- Le poète n’est plus jeune comme autrefois
- Le poète, tandis que l’Été s'élevait
- le poisson
- Le quinze août
- le rat de ville
- le renard
- le roseau
- le singe
- Le soleil faisait luire
- Le trouble
- Le vent triste
- Le vieux village
- Le village à midi
- Les ailes au talon
- Les Badauds
- les corbeaux
- Les dimanches
- les fourmis
- Les grues
- Les impropères
- Les infantes
- les lapins
- Les lilas qui avaient fleuri
- Les pâturages
- Les petites colombes
- Les porteuses
- Les villages
- Loin des salons
- Lorsque je serai mort
- M. l’abbé Dibildos à Elizaberry
- Madame de Warens
- Mademoiselle E. A.
- Maintenant, ô mon Dieu, je sais que chaque chose
- Mon humble ami, mon chien fidèle, tu es mort
- Monsieur Lidin
- Ne me console pas
- Notre Père, avant le sommeil et le réveil
- Nous nous aimerons tant
- Ô mon ange gardien, toi que j’ai laissé là
- Ô mon cœur ! ce sera
- Ô toi, rose moussue
- Oh ! ce parfum
- On dit qu’à Noël
- On m’éreinte
- On voit, quand vient l’automne, aux fils télégraphiques
- Or, tandis que priait ce poète – c’était
- Par ce que j’ai souffert
- Parfois, je suis triste
- Paysannes en ville
- philomèle
- Portrait d’Anne Francis-Jammes
- Portrait de Françoise Francis-Jammes
- Pour son mariage
- Pourquoi les bœufs
- Prends ta voix de ciel bleu, ô cloche du Baptême
- Prière pour aimer la douleur
- Prière pour aller au Paradis avec les ânes
- Prière pour avoir la foi dans la forêt
- Prière pour avoir une femme simple
- Prière pour avouer son ignorance
- Prière pour demander une étoile
- Prière pour être simple
- Prière pour louer Dieu
- Prière pour offrir à Dieu de simples paroles
- Prière pour qu’un enfant ne meure pas
- Prière pour que le jour de ma mort soit beau et pur
- Prière pour que les autres aient le bonheur
- Prière pour se recueillir
- Prière pour un dernier désir
- Printemps lointain
- Quand dans le brouillard
- Quand verrai-je les îles
- Que je t’aime
- Recommandation paternelle
- Réconciliation
- Résurrection
- Septembre
- Si tout ceci n’est qu’un pauvre rêve
- Si tu pouvais
- silence
- Son souvenir emplit l’air
- Sur la pelouse
- Sur le chemin d’Emmaüs
- Sur une relique
- Ta figure douce
- Tape le linge
- Tranquille et nu se pose au-dessus du blasphème
- Tristesse
- Tu écrivais
- Tu rirais
- Tu serais nue sur la bruyère
- Tu seras nue
- Tu t’ennuies ?
- Tu viendras
- Un gentilhomme
- Un jeune homme
- Un Jour
- Un nuage est une barre
- Un poète disait
- une feuille morte
- Une goutte de pluie
- Une noix d’Amérique est tombée sur l’allée
- v . Trapu, dur, noir, rond
- Venez sous la tonnelle
- Venez, ma bien-aimée
- Vers le printemps
- vi . Çà et là sur le ciel
- Vieille maison
- Vieille marine
- Viens, je te mettrai
- vii . Les sapins de l’été
- viii . L’aulne visqueux
- Voici le grand azur
- Voici les mois d’automne
- Vous m’avez regardé
- x . Ce rosier
- xi . Le filet d’eau
- xii . La feuille morte
- xiii . La Chaumière
- xiv . On dirait des coulées de pâte
- xix . Ce géranium
- xv . Du haut de la dernière côte
- xvi . Ce château envahi par le lierre
- xvii . Qui n’aimerait
- xviii . Lorsque j’étais enfant
- xx . le vieillard étendu
- xxi . Homère