iii . La gueule d’un vieux pot

Francis Jammes

Poèmes mesurés — 1908

La gueule d’un vieux pot à soupe bâille au pied de la niche du chien. On entend le léger cliquetis des roseaux que l’air à peine froisse. Vêpres sonnent, des moineaux crient vers la paroisse. Dans le coin de la cour où s’écaille un mortier continue le doux bruit, et comme émietté, des roseaux. Au dedans de cette métairie un homme va mourir et une femme prie. Le porche de l’église est noir soudain, l’office est terminé. Les roseaux, encore, bruissent…