Lucie Delarue-Mardrus
Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945) écrivit dès 1902 des poèmes d'amour à une femme : ils ne parurent qu'en 1951, six ans après sa mort.
Poétesse et romancière normande, sculptrice et journaliste, l'une des signatures les plus abondantes de la Belle Époque — plus de soixante-dix volumes en quarante ans.
Elle naît à Honfleur le 3 novembre 1874, dernière de six filles d'un avocat. La famille monte à Paris en 1880 et fréquente les milieux artistiques de la capitale ; on lui fait apprendre la musique et l'anglais, et on la surnomme Princesse Amande. La Normandie qu'elle quitte enfant deviendra le sujet auquel elle revient toute sa vie.
Le 5 juin 1900, elle épouse l'orientaliste Joseph-Charles Mardrus, dont elle accole le nom au sien. Elle le suit en Afrique du Nord, en Égypte, en Syrie, en Turquie, en Italie, et en rapporte des récits et des reportages photographiques. L'union sera dissoute en 1923.
Sa vie amoureuse est ailleurs, et elle ne s'en cache guère : Natalie Clifford Barney, Romaine Brooks, Germaine de Castro. Entre novembre 1902 et juin 1905, elle écrit une suite de poèmes adressés à une femme, qu'elle ne publie pas. Barney les fera paraître en 1951, six ans après sa mort, sous le titre Nos secrètes amours ; il faudra attendre 2018 pour une édition non expurgée. C'est la part de son œuvre que son siècle n'a pas voulu lire, et celle par laquelle on la relit aujourd'hui.
Le reste tient du prodige de quantité : romans, contes, biographies, essais, récits de voyage, pièces en vers. Ses recueils de poésie vont d'Occident (1901) et Ferveur (1902) à Temps présents (1939), en passant par Horizons (1904) et La Figure de proue (1908). L'Ex-voto peint la vie des pêcheurs de Honfleur. Elle est infirmière dans sa ville natale pendant la Grande Guerre, chroniqueuse et conférencière ensuite, sculptrice exposée au Salon de la Société nationale des beaux-arts — et, en 1927, joueuse au championnat de France d'échecs féminin.
Elle se retire à Château-Gontier en 1942 et y meurt le 26 avril 1945. Elle est enterrée à Honfleur, au cimetière Sainte-Catherine. Petit Poème réunit 243 de ses poèmes, soit ses deux recueils intégralement transcrits : Horizons et La Figure de proue. Les neuf autres, Ferveur compris, n'existent en ligne qu'en fac-similé.
- À ceux qui crient
- À Djidjelli
- À la louange des Ports de mer
- À Port-Royal
- À Tlemcen
- À travers l’air du sud
- À une mouette
- Accueil
- Ainsi soit-il
- Amertume (Ces dernières splendeurs déjà désaffectées)
- Amertume (Je suis triste. Mettez du parfum sur mes mains)
- Amie
- Amour
- Angélus
- Angoisse
- Antique
- Apostrophe
- Archange
- Arrachement
- Au Palais du frère du Dey
- Au Pas
- Au sommeil
- Au vent
- Aurore
- Autre chose
- Autrement
- Aux quittés
- Ave
- Ave Maria
- Avenir
- Bercement
- Bercement pour ma Sieste
- Berges
- Billancourt
- Bondissement
- Bouffée
- Brise
- Calme
- Carthage est là
- Cavalier taciturne
- Chemin creux
- Chez nous
- Cigarette dorée
- Cimetière
- Cimetières
- Coin du feu
- Colloque
- Complicité
- Confrontation
- Conquête
- Conteur arabe
- Coquelicots
- Coup d’œil
- Crépusculaire
- Cri
- Croisée ouverte
- D’une fenêtre sur la rade
- D’une fenêtre sur la Seine
- Dans le chantier
- Dans le ciel rosé
- Dans le port
- Dans les Jardins
- De Honfleur
- De retour
- Débandade
- Déclaration (Moi qui viens des gens que tu parques)
- Déclaration (Tu m’as lavé, tu m’as drainé mon âme lâche)
- Défaillance
- Delenda est
- Deuxième —
- Dialogue
- Douceur
- Effroi
- Effusion
- Égyptienne
- Éloge de mon cheval
- En forêt
- En forêt de Brothonne
- En grand silence
- En partance
- Encore juillet
- Encore les berges
- Enseignement
- Enthousiasme
- Errement
- Essai
- Excès
- Exhortation
- Fantasia
- Fatigue
- Figuig, entre tes tours
- Fourneau économique
- Fumerie d’été
- Gémissement
- Hésitation
- Heure
- Heures
- Hymne
- In memoriam
- Incolore
- Invocation
- J’aime le bord des eaux
- Je rentre
- Jeu
- Juillet
- L’Été
- L’injustice
- La consolation
- La ferme vide
- La rivière sauvage
- La Seine
- La vaillance
- Le Bain
- Le bonheur
- Le crapaud
- Le cri des crapauds
- Le Départ
- Le Poème de l’Estuaire
- Le Poème de la guerre des vivants et des morts
- Le poème du lait normand
- Le printemps
- Le Silence
- Le soleil dans la brume
- Le Songe d’un soir rouge
- Le vent
- Les beaux pigeons
- Les chalands
- Les guetteurs
- Les roses
- Leukyonè
- Libation
- Litanies de Notre-Dame
- Lucidité
- Lune
- Malaria
- Malgré
- Mansouria
- Marine du matin
- Maternité
- Mathématique
- Méditation
- Méditation sur un visage
- Meilleur plaisir
- Mémoire
- Minute
- Missive
- Moment nocturne
- Mon ami, ma douceur
- Musée
- Musique (La musique a frôlé mon âme de ce soir)
- Musique (Puisque nous nous sentons ce soir troublés et tristes)
- Nocturne (Les branches noires de la nuit)
- Nocturne (Nuit sur le port. Signaux et feux)
- Nostalgie
- Nuit
- Nuit sur la mer
- Nuptiale
- Obsession
- Ode au désert
- Ode aux Juifs
- Ode Funèbre
- Ombre
- Orangers
- Orientation
- Paons d’Alger
- Pascal
- Passants
- Passionnément
- Petite fin
- Plénitude
- Poème liminaire
- Pour beaucoup
- Pour le chat
- Pour les plus jeunes
- Pour un ami
- Premier salut
- Première nuit
- Première octobrale
- Présage
- Prescience
- Présence
- Prière marine
- Printemps d’Orient
- Profil
- Promenades
- Prophétie
- Quais
- Races
- Ramadan
- Refus
- Réminiscence (Comment fixerions-nous la minute qui passe)
- Réminiscence (Sous le bercement des branches de vigne)
- Rencontre
- Résistance
- Restriction
- Retour à la mer
- Retour dépaysé
- Retours
- Rêvant d’Alger
- Réveils
- Révélation
- Rocking chair
- Roses de la mort
- Rouge d’Automne
- Ruée
- Rythme pour la rose
- Saisons
- Seconde
- Séduction
- Septembre
- Seule en Forêt
- Sieste
- Sillage
- Sirène
- Soir de Tunisie
- Soir punique
- Soirs d’Alger
- Soleil
- Songerie
- Sonneries du soir
- Soudanais
- Soulèvement
- Supplique
- Tempête (Par la nuit dramatique et le jardin amer)
- Tempête (Toi si douce, si bleue au bout de tout chemin)
- Tourment
- Tout le printemps
- Traces
- Tranquillité
- Triomphe
- Trois voix de ce Temps
- Troisième —
- Un chant de retour
- Un jour
- Un peu
- Utique
- Vertige
- Vieux
- Visages
- Visitation
- Vitres
- Volière
- Δ