Douceur

Lucie Delarue-Mardrus

Horizons — 1904

Les ombres du jardin dansent sur mes pages À travers le vitrage aussi clair que de l’eau. Je lis les mots à travers ces paysages Clairs obscurs, que projette avril aigre et pâlot. Rien d’autre qu’une lecture importunée De belles taches d’ombre et de ronds de soleil ; Rien d’autre pour remplir la longue journée, — Sinon mon cœur qui bat pour toi, toujours pareil.