Paul Verlaine
Élu Prince des poètes en 1894, Paul Verlaine (1844-1896) vivait alors d'hôpital en garni, avec deux ans de prison belge derrière lui.
Figure majeure du symbolisme naissant, maître d'une musique du vers impair, et l'une des rares voix françaises lues autant que chantées.
Il naît à Metz le 30 mars 1844 et grandit à Paris, où il devient employé à l'Hôtel de Ville. Les Poèmes saturniens paraissent en 1866, les Fêtes galantes en 1869. Le 11 août 1870, il épouse Mathilde Mauté, à qui La Bonne Chanson est adressée. Puis viennent la Commune, à laquelle il se compromet, et la perte de son emploi.
En septembre 1871, Arthur Rimbaud, dix-sept ans, débarque chez lui. Ils partent ensemble — Londres, Bruxelles —, le ménage se défait, et le 10 juillet 1873, à Bruxelles, Verlaine tire sur Rimbaud et le blesse. Condamné le 8 août à deux ans de prison, il les purge en Belgique, se convertit au catholicisme dans sa cellule et sort le 16 janvier 1875.
C'est de là que vient sa poétique. Les Romances sans paroles paraissent en 1874 alors qu'il est encore enfermé ; Sagesse (1881), commencée en prison, est un livre de converti. Son Art poétique, écrit en 1874 et recueilli dans Jadis et naguère (1884), réclame la musique avant toute chose, l'impair, la nuance contre la couleur, et congédie l'éloquence — le symbolisme y a trouvé un manifeste, ce qui n'était pas tout à fait l'intention. Le reste de l'œuvre oscille sans jamais se fixer entre la dévotion et la chair : Amour (1888) et Liturgies intimes (1892) d'un côté, Parallèlement (1889) et les Odes en son honneur (1893) de l'autre. Il intitulera Chair son dernier recueil.
Les dernières années sont celles de l'alcool, des hôpitaux et des chambres meublées, entre Philomène Boudin et Eugénie Krantz. Il vit de conférences et de la générosité de plus jeunes que lui — ceux-là mêmes qu'il avait fait connaître en 1884 dans Les Poètes maudits, où il donnait à lire Corbière, Rimbaud et Mallarmé. En 1894, ses pairs l'élisent Prince des poètes.
Il meurt à Paris le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans. Petit Poème réunit 411 de ses poèmes, le plus gros ensemble du site : des Premiers vers (1864) à Chair (1896), dont les 48 de Sagesse et les 42 de Parallèlement.
- À Albert Mérat
- À Charles Baudelaire
- À Charles de Sivry
- À Charles Morice
- À Clymène
- À Don Quichotte
- À Edmond Thomas
- À Émile Blémont
- À Emmanuel Chabrier
- À Ernest Delahaye
- À Fernand Langlois
- À George Verlaine
- À Horatio
- À la louange de Laure et de Pétrarque
- À la manière de Paul Verlaine
- À la princesse Roukhine
- À la promenade
- À Léon Valade
- À Louis II de Bavière
- À Madame ***
- À Madame X
- À Mademoiselle ***
- À Maurice du Plessys
- A poor young shepherd
- À propos d'un centenaire de Calderon
- À un passant
- A une femme
- À Victor Hugo
- Adieu
- Agnus Dei
- Allégorie
- Amoureuse du diable
- Angélus de midi
- Après la chose faite, après le coup porté
- Après le départ des cloches
- Après trois ans
- Art poétique
- Ascension
- Asperges me
- Aspiration
- Assonances galantes
- Auburn
- Autre
- Autre explication
- Avant que tu ne t'en ailles
- Avent
- Ballade
- Ballade de la mauvaise réputation
- Ballade de la vie en rouge
- Ballade en l'honneur de Louise Michel
- Ballade en rêve
- Ballade Sappho
- Batignolles
- Beams
- Beauté des femmes
- Bien qu'elle soit ta meilleure amie
- Birds in the night
- Bon chevalier masqué
- Bon pauvre, ton vêtement est léger
- Bournemouth
- Bruxelles (Simples fresques)
- C'est l'extase langoureuse
- C'est la fête du blé, c'est la fête du pain
- Caprice
- Casta Piana
- Cauchemar
- Çavitri
- Ce que j'ai dit, je ne le reprends pas
- Ce sera par un clair jour d'été
- Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours
- César Borgia
- Chanson d'automne
- Chanson pour elles
- Charleroi
- Chemise de femme, armure ad hoc
- Chevaux de bois
- Child wife
- Circoncision
- Circonspection
- Clair de lune
- Clochi-clocha
- Colloque sentimental
- Colombine
- Compagne savoureuse et bonne
- Complies en ville
- Conseil falot
- Cortège
- Credo
- Crépuscule du soir mystique
- Crimen amoris
- Croquis parisien
- Cuisses grosses mais fuselées
- Cythère
- Dans l'interminable ennui de la plaine
- Dans la grotte
- Dans les bois
- De plus, cette ignorance de Vous !
- Délicatesse
- Dernier espoir
- Des morts
- Désormais le Sage, puni
- Dévotions
- Dixain mil-huit-cent-trente
- Don Juan pipé
- Drapeau vrai
- Du fond du grabat
- Écoutez la chanson bien douce
- Écrit en 1875
- Ecrit sur l'album de Mme N. de V.
- Effet de nuit
- En bateau
- En dépit des sots et des méchants
- En patinant
- En robe grise et verte avec des ruches
- En septembre
- En sourdine
- Épilogue
- Es-tu brune ou blonde ?
- Et j'ai revu l'enfant unique : il m'a semblé
- Et maintenant aux Fesses !
- Été
- Explication
- Fadaises
- Fantoches
- Femme et chatte
- Fifi s'est réveillé
- Final
- Fog !
- Gais et contents
- Gloria in excelsis
- Green
- Grotesques
- Guerrière, militaire et virile en tout point
- Guitare
- Hier, on parlait de choses et d'autres
- Il Bacio
- Il faut nous pardonner les choses
- Il parle encore
- Il pleure dans mon coeur
- Ils me disent que tu me trompes
- Images d'un sou
- Imité de Catulle
- Imité de Cicéron
- Immaculée conception
- Immédiatement après le salut somptueux
- Impression de printemps
- Impression fausse
- In initio
- Initium
- Intérieur
- Invraisemblable mais vrai
- J'ai dit à l'esprit vain, à l'ostentation
- J'ai presque peur, en vérité
- J'ai rêvé de toi cette nuit
- J'allais par des chemins perfides
- J'avais peiné comme Sisyphe
- Je devine, à travers un murmure
- Je fus mystique et je ne le suis plus
- Je n'ai pas de chance en femme
- Je ne sais pourquoi mon esprit amer
- Je ne suis pas jaloux
- Je ne suis pas jaloux de ton passé, chérie
- Je ne suis plus de ces esprits philosophiques
- Je ne t'aime pas en toilette
- Je ne veux plus aimer que ma mère Marie
- Je suis plus pauvre que jamais
- Je suis venu calme orphelin
- Je veux, pour te tuer, ô temps qui me dévastes
- Je voudrais, si ma vie était encore à faire
- Je vous ai promis mon baiser
- Jésuitisme
- Juin
- Jusques aux pervers nonchaloirs
- Kaléidoscope
- Kyrie eleïson
- L'adultère, celui du moins codifié
- L'allée
- L'âme antique était rude et vaine
- L'amitié entre homme et femme est divine
- L'amour de la Patrie
- L'amour est infatigable
- L'amour par terre
- L'angélus du matin
- L'angoisse
- L'Apollon de Pont-Audemer
- L'aube à l'envers
- L'auberge
- L'autel bas s'orne de hautes mauves
- L'écartement des bras
- L'échelonnement des haies
- L'ennemi se déguise en l'Ennui
- L'ennui de vivre avec le monde
- L'espoir luit comme un brin de paille
- L'été ne fut pas adorable
- L'heure du berger
- L'hiver a cessé : la lumière est tiède
- L'homme pauvre du cœur est-il si rare
- L'horrible nuit d'insomnie
- L'immensité de l'humanité
- L'impénitence finale
- L'impénitent
- L'impudent
- L'incroyable, l'unique horreur de pardonner
- L'indulgence qui n'est pas de l'indifférence
- L'ombre des arbres
- La bise se rue à travers
- La bonne crainte
- La cathédrale est majestueuse
- La chanson des ingénues
- La classe
- La Dernière Fête galante
- La dure épreuve va finir
- La grâce
- La grande ville
- La lune blanche
- La mer est plus belle
- La mort
- La mort de Philippe II
- La neige à travers la brume
- La princesse Bérénice
- La pucelle
- La Sainte ta patronne
- La saison qui s'avance
- La soupe du soir
- La tristesse, langueur du corps humain
- La vie est bien sévère
- La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles
- Læti et Errabundi
- Laisse dire la calomnie
- Langueur
- Lassitude
- Le bruit des cabarets, la fange du trottoir
- Le chien de Jean de Nivelle
- Le ciel est par-dessus le toit
- Le clown
- Le Dernier Dizain
- Le faune
- Le foyer, la lueur étroite de la lampe
- Le paysage dans le cadre des portières
- Le piano que baise une main frêle
- Le pitre
- Le poète et la muse
- Le rossignol
- Le soldat laboureur
- Le soleil du matin doucement chauffe et dore
- Le son du cor s'afflige vers les bois
- Le Sonnet de l'Homme au Sable
- Le sort fantasque qui me gâte à sa manière
- Le squelette
- Les chères mains qui furent miennes
- Les coquillages
- Les Dieux
- Les faux beaux jours ont lui tout le jour
- Les indolents
- Les Ingénus
- Les loups
- Les méfaits de la lune
- Les morts que l'on fait saigner dans leur tombe
- Les plus belles voix
- Les vaincus
- Lettre
- Limbes
- Logique
- Lombes
- Lorsque tu cherches tes puces
- Luxures
- Madrigal
- Mains
- Maintenant, un gouffre du Bonheur
- Mais après les merveilles
- Mais Sa tête, Sa tête
- Malheureux ! Tous les dons, la gloire du baptême...
- Malines
- Mandoline
- Marco
- Marine
- Minuit
- Mon ami, ma plus belle amitié
- Mon cœur jamais fatigué
- Mon Dieu m'a dit : Mon fils, il faut m'aimer
- Mon fils est mort
- Mon rêve familier
- Money !
- Monsieur Prudhomme
- Né l'enfant des grandes villes
- Nevermore
- Nevermore (2)
- Nocturne parisien
- Noël
- Non. Il fut gallican, ce siècle, et janséniste
- Nos repas sont charmants
- Notre-Dame de Santa Fé de Bogota
- Nous sommes bien faits
- Nous sommes en des temps infâmes
- Nuit du Walpurgis classique
- Ô j'ai froid d'un froid de glace
- Ô mon Dieu, vous m'avez blessé d'amour
- Ô toi triomphante
- Ô triste était mon âme
- Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies
- On n'offense que Dieu qui seul pardonne
- Opportet hæreses esse
- Or, malgré ta cruauté
- Or, vous voici promus, petits amis
- Pantomime
- Pantoum négligé
- Paraboles
- Parfums, couleurs, systèmes, lois
- Parisien, mon frère à jamais étonné
- Parsifal
- Paysage
- Paysages
- Pénitence
- Pensée du soir
- Pensionnaires
- Per amica silentia
- Petits amis qui sûtes nous prouver
- Pierrot
- Pierrot Gamin
- Poème saturnien
- Pourquoi triste, ô mon âme
- Prêtres de Jésus-Christ, la vérité vous garde
- Prière
- Prière du matin
- Prince mort en soldat à cause de la France
- Printemps
- Prologue
- Prologue d'un livre
- Promenade sentimentale
- Prudence
- Puis, déjà très anciens
- Puisque l'aube grandit, puisque voici l'aurore
- Qu'en dis-tu, voyageur, des pays et des gares ?
- Quand je cause avec toi
- Quand tu me racontes les frasques
- Que ton âme soit blanche ou noire
- Quinze longs jours encore et plus de six semaines
- Résignation
- Réversibilités
- Riche ventre
- Rois
- Sagesse d'un Louis Racine, je t'envie
- Saint Benoit-Joseph Labre
- Saint Graal
- Sainte Thérèse veut que la Pauvreté
- Saints innocents
- Sanctus
- Sappho
- Séguidille
- Seigneur, vous m'avez laissé vivre
- Sérénade
- Si tu le veux bien, divine Ignorante
- Sois de bronze et de marbre
- Soleils couchants
- Son bras droit, dans un geste aimable de douceur
- Sonnet boiteux
- Sonnet héroïque
- Spleen
- Streets
- Sub Urbe
- Sur l'herbe
- Sur le balcon
- Sur le Point du Jour
- Sur un reliquaire
- Sur une statue de Ganymède
- Tantalized
- There
- Ton rire éclaire mon vieux cœur
- Torquato Tasso
- Toussaint
- Toute grâce et toutes nuances
- Toutes les amours de la terre
- Tu bois, c'est hideux presque autant que moi
- Tu crois au marc de café
- Tu fus souvent cruelle
- Tu fus une grande amoureuse
- Tu m'as frappé, c'est ridicule
- Tu m'ostines !
- Tu n'es pas du tout vertueuse
- Tu n'es pas vaincu, sinon par le Seigneur
- Tu vis en toutes les femmes
- Un conte
- Un crucifix
- Un dahlia
- Un grand sommeil noir
- Un pouacre
- Un projet de mon âge mûr
- Un scrupule qui m'a l'air sot
- Un soir d'octobre
- Un veuf parle
- Une grande dame
- Une Sainte en son auréole
- Va ton chemin sans plus t'inquiéter
- Va, chanson, à tire-d'aile
- Vendanges
- Veni, Sancte
- Vêpres rustiques
- Vers dorés
- Vers en assonances
- Vers pour être calomnié
- Vers sans rimes
- Voeu
- Voix de Gabriel
- Voix de l'Orgueil : un cri puissant comme d'un cor
- Voulant te fuir
- Vous êtes calme, vous voulez un voeu discret
- Vous m'avez demandé quelques vers sur Amour
- Vous reviendrez bientôt, les bras pleins de pardons
- Vous voilà pauvres bonnes pensées
- Vrai, nous avons trop d'esprit
- Walcourt