Au Revoir

Marceline Desbordes-Valmore

Bouquets et prières — 1843

Sous tes longs cheveux d’or, quand tu cours sur la grève Au vent, Si quelque prompt ramier touche ton front qui rêve Souvent, De cette aile d’oiseau, ne prends pas, ô ma fille ! D’effroi : Pour baiser son enfant, c’est une âme qui brille : C’est moi ! Parmi d’autres enfans qui te font toute heureuse, Le soir, Quand tu vas au jardin, lasse d’être rieuse, T’asseoir ; Si tu t’inquiétais comment je passe l’heure, Sans toi, Penche un peu ton oreille à cet oiseau qui pleure : C’est moi !