Quand vous vous assemblez bruyante multitude

Victor Hugo

Les Rayons et les Ombres — 1840

Quand vous vous assemblez, bruyante multitude, Pour aller le traquer jusqu’en sa solitude, Vous excitant l’un l’autre, acharnés furieux, — Ne le sentez-vous pas ? — le peuple sérieux, Qui rêvait à vos cris un dragon dans son antre, Avec la flamme aux yeux, avec l’écaille au ventre, S’étonne de ne voir d’autre objet à vos coups Que cet homme pensif, mystérieux et doux.