La Caresse

Paul Valéry

Mes chaudes mains, baigne-les Dans les tiennes… Rien ne calme Comme d’amour ondulés Les passages d’une palme. Tout familiers qu’ils me sont, Tes anneaux à longues pierres Se fondent dans le frisson Qui fait clore les paupières Et le mal s’étale, tant, Comme une dalle est polie, Une caresse l’étend Jusqu’à la mélancolie.