Marine

Blanche Sari-Flégier

Brumes et Rayons — 1897

Le vent qui tord les roseaux Arrache au front des collines Leurs voiles de mousselines. Comme un sombre vol d'oiseaux, Les. feuilles mortes, par bandes, S'élèvent des plates-bandes. La Mer pleine de sanglots, Roulant ses vagues sans trêve, Va pleurer de grève en grève. Seul, sur la cime des flots, Dans sa joyeuse indolence Le goéland se balance... Voici que l'orage accourt Sur ses ailes ténébreuses, Et que les poules, peureuses,