Quand je marche à mon but auguste
Victor Hugo
Toute la lyre
Quand je marche à mon but, auguste
Ce qui menacé me sourit.
Ô Dieu ! ce que je veux, est juste
Et je le veux d’un ferme esprit.
Ni juin formidable et farouche,
Ni les cris, ni le rire amer,
Ni Changarnier au regard louche,
Ni le vent soufflant sur la mer,
Ni la haine où je suis en butte,
Rien ne me fera chanceler.
Si le monde croulait, sa chute
M’écraserait sans m’ébranler.