Crois-moi, ce n’est pas aisément

Anna de Noailles

Poème de l’amour — 1924

Crois-moi, ce n’est pas aisément Que l’on supporte un beau visage : Il peut dispenser le tourment Que confère un clair paysage. — Je sais la coalition, L’alliance, la connivence De ton regard sans passion Et de ta lèvre qui s’avance. Et pourtant nul ne dépérit, Sauf moi, de cette grâce étrange Où ton œil triste se mélange Avec ta bouche qui sourit…