Mon âme était en deuil; c’était l’heure de l’ombre

Victor Hugo

Toute la lyre

Mon âme était en deuil ; c’était l’heure de l’ombre. L’air mêlait les aspects sans forme aux voix sans nombre ; Un chant de mort semblait sortir de tous ces bruits ; L’ombre était comme un temple immense aux triples voiles ; Et je voyais au fond scintiller les étoiles, Cierges mystérieux sur le drap noir des nuits.