Ainsi la vie ample et savante

Anna de Noailles

L’Honneur de souffrir — 1927

Ainsi la vie ample et savante, L’exaltante splendeur des cieux, Nos regards qui jouaient entre eux, Notre loyauté, ma constante Tendresse, mon cœur soucieux De toi, dont j’étais dépendante, — Puisque tu me laisses vivante Alors que se sont clos tes yeux, — Ce n’était donc pas sérieux !