Moi seule je connais ta langoureuse allure

Anna de Noailles

Poème de l’amour — 1924

Moi seule je connais ta langoureuse allure, Tous les autres regards peuvent bien s’y tromper. Mais j’ai surpris (ô juin, par l’orage estompé !) Comme un cristal où gît l’invisible fêlure, Ton rire épanoui, d’angoisse entrecoupé…