Fin d’Automne

Rosemonde Gérard

Les Pipeaux — 1889

Les vieux sont assis sur les bancs Du square que jaunit l’automne, Toujours les mêmes, — l’on s’étonne ! — Sous leurs vieux éternels cabans. Le massif qui les environne S’effeuille sur leurs fronts branlants Tout jaunes aussi par les ans, Et leur fait comme une couronne. Et l’on pense à l’hiver sans bleu Qui va les tenir près du feu, Le profil doré par les braises, — Peut-être au printemps sourieur Qui les asseoira sur des chaises Au fond des jardinets en fleur.