Chanson (Ta chevelure d’un blond rose)

Renée Vivien

Études et Préludes — 1901

Ta chevelure d’un blond rose À l’opulence du couchant, Ton silence semble une pause Adorable au milieu d’un chant. Et tu passes, ô Bien-Aimée, Dans le frémissement de l’air… Mon âme est toute parfumée Des roses blanches de ta chair. Lorsque tu lèves les paupières, Tes yeux pâles, d’un bleu subtil, Reflètent les larges lumières, Et les fleurs t’appellent : Avril !