Les Coucous

Rosemonde Gérard

Les Pipeaux — 1889

Avant que chantent les coucous Dedans leur retraite paisible, Le Printemps, d’un doigt invisible, Dès l’aube plante les coucous. Aux pieds des chênes et des houx, Toute l’herbe claire il en crible. Mais c’est un jeu d’enfant terrible : Les pauvres fleurs sont ses joujoux. Il leur fait faire des quadrilles Sur l’herbe, aux fleurettes gentilles Qui se font au vent des saluts. Et, prenant les grêlons pour billes, Avec elles il joue aux quilles… Et bientôt il n’en reste plus.