L’homme s’attache à l’espérance

Anna de Noailles

L’Honneur de souffrir — 1927

L’homme s’attache à l’espérance Quand le sort lui fut trop cruel. Entre les tombes et le ciel Il fait ondoyer sa souffrance. — Ô morts, je ne recherche pas La trace pâle de vos pas ; Je meurs, mais sans vaines tempêtes, Que d’autres aient de sourds débats Et lèvent vers les cieux leurs têtes. Moi, je sais : je vais où vous êtes !