Tout de toi me trompe: tu danses

Anna de Noailles

L’Honneur de souffrir — 1927

Tout de toi me trompe : tu danses Si tu marches ! Ton corps de miel N’a nulle humaine ressemblance. Tu sembles immatériel À mon regard. Et ta présence S’enveloppe de ce silence Qui rêve, altier et sensuel, Dans la solennité du ciel…