La Chanson des amoureuses

Maurice Rollinat

Les Névroses — 1883

Nos soupirs s’en vont dans la tombe Comme des souffles dans la nuit, Et nos plaintes sont un vain bruit Comme celles de la colombe. Tout prend son vol et tout retombe, Tout s’enracine et tout s’enfuit ! Nos soupirs s’en vont dans la tombe Comme des souffles dans la nuit. C’est toujours la mort qui surplombe Le nouvel amour qui séduit, Et pas à pas, elle nous suit Dans la volupté qui nous plombe. Nos soupirs s’en vont dans la tombe.