Vous êtes, ô jeune homme, une noble nature

Victor Hugo

Toute la lyre

Vous êtes, ô jeune homme, une noble nature, Un esprit riche et grave, une âme tendre et pure ; Nul instinct généreux chez vous n’est endormi… — Vous devez bien souffrir de trahir votre ami ! — Lui, dont l’âme apaisée est un trésor d’excuses, Il vous aime ; il connaît le démon et ses ruses ; Mais, trop grand pour se plaindre et dire : c’est assez, Il souffre aussi de voir que vous le trahissez.