Ô délicate bûcheronne

Guillaume Apollinaire

Poèmes à Lou — 1955

Ô délicate bûcheronne À damner tous les bûcherons Quel est le matou qui ronronne En zieutant tes jolis seins ronds Et moi qui croyais ma parole Que ce chat c’était un Toutou Menotte aussi joue un beau rôle Décidément des chats partout J’aurai mesure de ta bague Semaine des quatre jeudis (Tu vois je prends tout à la blague) Ou bien après la guerre dis Le papillon qui n’a qu’une aile S’est envolé ne l’ai pas vu Mais ton image est là si belle Me voilà de Douceur pourvu