Je crois voir, entendre

Anna de Noailles

L’Honneur de souffrir — 1927

Je crois voir, entendre, — mais rien De terrestre, d’aérien, Ne me touche, ne m’intéresse, N’éveille ma morne paresse, Qu’en montrant à mon triste esprit, — Et fût-ce une cloche qui sonne, Un passant, une odeur, un cri, — L’arabesque de ta personne…