Détresse

Anna de Noailles

Les Forces éternelles — 1920

La tristesse te pénètre Au point que tu crois mourir, Ô cœur fait pour toujours être Terrassé par le plaisir ! Cœur savant en toutes choses, Prodigue sans t’épuiser, Cœur souffrant que seul repose L’étouffement du baiser, Qui saura ton épouvante, Cœur par les pleurs soulevé, Toi qui par détresse chantes, Rossignol aux yeux crevés !