Le Chant du coq

Maurice Rollinat

Les Névroses — 1883

Un lugubre coquerico Retentit soudain sur le chaume. Or la nuit qui jamais ne chôme Commence à faire son tricot. Rouge comme un coquelicot, Le soleil ferme son royaume. Un lugubre coquerico Retentit soudain sur le chaume. Et Jean hâte son bourriquot, Car le coq du clocher fantôme Ouvre ses deux ailes de gnome : Et c’est lui qui jette à l’écho Un lugubre coquerico.