Rondeau. (Coiffé d’un vilain bonnet gras)

Antoinette Des Houlières

Poésies de Madame Deshoulières — 1688

Coiffé d’un vilain bonnet gras, Martin est gîté dans des draps À peu près blancs comme l’ébène, Où puces et pous à centaine Viennent faire de bons repas. Un vieux pot de terre est en bas, Où ce polisson fait son cas ; Que n’en est-il, par la mordienne ; Coiffé ! Sur le plancher est un gros tas De livres rongés par les rats, D’onguens suspects la table est pleine. Cependant Martin croit sans peine Plus d’un cœur de ses doux appas Coiffé.