Ni l’éblouissement du regard…

Anna de Noailles

Les Forces éternelles — 1920

Ni l’éblouissement du regard qui reçoit L’aurore, l’horizon et les coteaux sur soi ; Ni les vergers avec leurs tentures de pêches, Ni le ciel pur par qui la chaleur semble fraîche, Ni le subit bonheur d’un noir oiseau, cloué D’extase, semble-t-il, sur l’azur large et tendre, Ne valent la douceur de ce que peut entendre Daphnis se reposant sur le cœur de Chloé…