Vous êtes bien des fois venus dans ma demeure

Victor Hugo

Toute la lyre

Vous êtes bien des fois venus dans ma demeure En m’appelant ami ! Vous avez dans vos bras bercé l’enfant qui pleure Et l’enfant endormi. Et tandis qu’ils dormaient, beaux fronts où semble luire Tout un monde meilleur, Vous paraissiez, penchés avec un pur sourire, Vague reflet du leur, Tenir vos cœurs ouverts aux sereines pensées, Aux songes réchauffants, Qui sortent doucement, pour nos âmes blessées, Du sommeil des enfants.