Je ne m’arrête pas, jamais je ne séjourne

Victor Hugo

Toute la lyre

Je ne m’arrête pas, jamais je ne séjourne ; Quand le flot, mon témoin, Tremble, je crie au vent : Marchons ! quand le vent tourne, Je dis au flot : Plus loin ! Et j’avance, et toujours plus d’ouragan m’emporte… — Homme ! aime tes amours, Assieds-toi sur le banc de pierre de ta porte, Et laisse fuir les jours ! Heureux celui qui vit stupide en sa demeure, Et qui, chaque soir, voit Le même oiseau de nuit sortir à la même heure Du même angle du toit !