Pour oublier la morne houle…

Anna de Noailles

Les Forces éternelles — 1920

Pour oublier la morne houle Humaine, affairée et frivole, Écoutons respirer la foule Des belles choses sans paroles. Calme du soir, fraîche candeur ! — Que j’aime ces abords des bois Où gît, invisible et sans poids, La masse immense des odeurs…