À Lou hommage

Guillaume Apollinaire

Poèmes à Lou — 1955

Oliviers vous battiez ainsi que font parfois ses paupières Par ce livre dur et précis dans la joie apprenez ô Lou à me connaître afin de ne plus m’oublier mais perché sur l’abîme je domine la mer comme un maître Je vous salue Lou comme fait votre arbre préféré le palmier penché du grand jardin marin soulevé comme un sein Votre chevelure pareil au sang répandu mourir et savoir enfin l’irrésistible Éternité Guillaume Apollinaire et je place ici même malgré vous votre pensée la secrète