Ni plus ni moins, toujours autant. Rondeau

Amélie Gex

Poésies — 1879

« Ni plus ni moins, toujours autant. » Le précepte est sage, et pourtant, Combien peu qui savent le suivre ! Certes l’on ferait un gros livre Des sottises de l’inconstant. Mais à quoi bon le dire tant ; Quand nous voyons qu’à chaque instant L’homme du même vin s’enivre Ni plus ni moins ?… Non, non, prêcher est attristant. Faisons la morale en chantant Malgré tout ce qui peut s’ensuivre. Rien de trop, c’est l’art de bien vivre, Je vous le donne au prix coûtant Ni plus ni moins.