Que m’importe que l’on te juge

Anna de Noailles

Poème de l’amour — 1924

Que m’importe que l’on te juge, Qu’ignorant quel fut ton tourment L’on parle maladroitement De ton cœur, qui fut sans refuge ? — Moi je n’oublierai pas le jour Où j’ai vu, dans la triste chambre Qu’un chaud soleil colorait d’ambre, Dédaignant tout humain amour Ton œil appeler au secours…