Les étreintes du sang

Cécile Sauvage

Tandis que la terre tourne — 1910

Les étreintes du sang ont une pauvre flamme, Les regards de l’amour s’arrêtent à nos yeux Et le parfum intime et profond de notre âme Doit en elle à jamais rester mystérieux. Il faut que sur la lèvre à jamais étrangère La coupe du baiser brise son frêle orgueil Et répande sur nous le froid d’un cimetière : Mon âme est dans ma chair comme dans un cercueil.