Jour d’été (Je lève les yeux vers la nue)

Anna de Noailles

Les Forces éternelles — 1920

Je lève les yeux vers la nue : L’azur bouillonne de chaleur, L’étendue est immense et nue Dans sa longue et dure couleur. Ma vie, errante chasseresse, Pour qui tout chemin est étroit, Court dans l’azur, s’y meut, s’y presse, Jubilante et chaste à la fois, Comme Diane dans les bois !