Litanie

Tristan Corbière

Les Amours jaunes — 1873

Non… Mon cœur te sent là, Petite, Qui dors pour me laisser plus vite Passer ma nuit, si longue encor, Sur le pavé comme un rat mort… — Dors. La berceuse litanie Sérénade jamais finie Sur Ta lèvre reste poser Comme une haleine de baiser : — « Nénuphar du ciel ! Blanche Étoile ! « Tour ivoirine ! Nef sans voile ! « Vesper, amoris Aurora ! » Ah ! je sais les répons mystiques, Pour le cantique des cantiques Qu’on chante… au Diable, Señora !