XVII (La beauté souveraine et le vaste génie)

Mélanie Bourotte

Sonnets-portraits — 1883

La beauté souveraine et le vaste génie ; Pour siège un noble trône et des rois pour aïeux Et des rois pour enfants ! Mais un cœur orgueilleux. Par les uns adorée et par d'autres honnie. l'ne lutte sans fin : l'effort victorieux, La prison, la défaite et l'angoisse infinie : Le sombre désespoir, l'espérance bénie Et la haine et l'amour, soleil et nuit des deux ! Puis, d'États en États sa puissance étendue ! Puis, à Clotaire deux sa liberté vendue, L'affront, glaçant d'horreur la moelle de ses os! Puis ses cheveux liés aux crins d'une cavale Et, dans l'ombre des bois, une course infernale, La torture et la mort!. « Dispersit superbos ! »