Sçais tu pourquoy de te veoir j’euz envie

Pernette du Guillet

Rymes — 1545

Sçais tu pourquoy de te veoir j’euz envie : C’est pour ayder a l’ouvrier qui cessa Lors, qu’assembla en me donnant la vie, Les differentz, ou apres me laissa. Car m’esbauchant Nature s’efforça D’entendre, & veoir pour nouvelle ordonnance Ton hault sçavoir, qui m’accroist l’esperance Des Cieulx promise, ainsi que je me fonde, Que me feras avoir la congnoissance De ton esprit, qui esbahit le Monde.