Les regrets

Évariste de Parny

Poésies fugitives — 1787

Justine est seule et gémissante, Et mes yeux avec intérêt La suivent dans ce lieu secret Où sa chute fut si touchante. D'abord son tranquille chagrin Garde un morne et profond silence : Mais des pleurs s'échappent enfin, Et coulent avec abondance De son visage sur son sein ; Et ce sein formé par les Grâces, Dont le voluptueux satin Du baiser conserve les traces, Palpite encore pour Valsin. Dans sa douleur elle contemple Ce réduit ignoré du jour, Cette alcôve, qui fut un temple, Et redit : Voilà donc l'Amour !