A Dieu te dis, amis, puis qu’il le fault
Christine de Pizan
Encore aultres balades
A Dieu te dis, amis, puis qu’il le fault,
Combien qu’assez seuffre de deuil et peine
Pour ton départ qui me conduit et mène
De joie en deuil, ce m’est doujeureux sault.
Puis qu’il convient qu’ainsi soit, riens n’y vault
M’en doulourer, Dieu prie qu’il te ramaine,
A Dieu te dis, amis, puis qu’il le fault.
Mais je sais bien qu’en aurai dur assault
D’Amours qui trop a son vueil me demaine,
Et qu’assez plus d’une foiz la semaine
Je pleureray, je ne sais s’il t’en chault,
A Dieu te dis, amis, puis qu’il le fault