Qui void le Dieu aux blonds cheveux

Agrippa d’Aubigné

Le Printemps

Qui void le Dieu aux blonds cheveux En quittant la mer son hostesse Friser en l'air l'or de sa tresse, Voilé de son chef pretieux, Qui void l’æther proche des Cieux Ou bien la forme menteresse, La pluie d’or & la finesse Du plus adultere des Dieux, Cestuy là verra la peinture De l’or & de la cheveleure Qui efface, passe & surmonte Le soleil & abbaisse encor En mesprisant la pluie d’or, L’æther qui se cache de honte.