Ne vous faschez, si à vous je me plaings

Pernette du Guillet

Rymes — 1545

Ne vous faschez, si a vous je me plaings, Qui congnoissez raison mieulx, que celuy, Pour qui souvent par motz de courroux pleins Donner vous puis, en m’escoutant, ennuy. Je ne le fais pour me plaindre de luy, Qu’une autre en aye au vray la jouyssance : Mais certes j’ay grand crainte, & desplaisance Quand j’apperçoy vostre amytié desjoindre, Prenant sur luy esgard, & congnoissance, Qu’il me delaisse, encor pour une moindre.