Le Campéador, l’homme honnête et sans ennui

Victor Hugo

Toute la lyre

Le Campéador, l’homme honnête et sans ennui, Cria dans la forêt profonde devant lui : — Ici, lion ! il faut que je te parle. Approche. — Alors on vit sortir de derrière une roche L’habitant chevelu des monts d’Almonacid. — Tiens, vous me tutoyez, dit le lion au Cid. Pourquoi ? — Le Cid terrible et doux, cher à l’Espagne, Dit : — Parce que je suis ton frère. — Et la montagne, Et la forêt, la rose, et l’herbe, et le buisson Trouvèrent que le Cid superbe avait raison.