J’ai quelquefois rêvé, travaillé, sans vous voir

Anna de Noailles

L’Honneur de souffrir — 1927

J’ai quelquefois rêvé, travaillé, sans vous voir. L’espérance m’avait dans l’azur enfermée. — Mais sentant à présent quel fut votre pouvoir Sur mon être, sans vous sombre et faible fumée, Vous fûtes avisés, cœurs jaloux, de m’avoir Autant aimée !