L’espace est noir, l’onde est sombre

Victor Hugo

Toute la lyre

L’espace est noir, l’onde est sombre ; Là-bas, sur le gouffre obscur, Brillent le phare dans l’ombre Et l’étoile dans l’azur. La nuit pose, pour la voile Qu’emportent les vents d’avril, Dans l’espoir sans fin l’étoile, Le fanal sur le péril. Deux flambeaux ! double mystère, Triste ou providentiel ! L’un avertit de la terre, Et l’autre avertit du ciel.