Je ne puis comparer mon mal

Anna de Noailles

Poème de l’amour — 1924

Je ne puis comparer mon mal À la douleur d’Yseult ; ma tête N’a pas sur son rêve animal Cette blonde et molle tempête. Mais forte, et prolongeant le temps Que l’on met à périr d’ivresse, Dans un chant qui renaît sans cesse, Je meurs pour toi comme Tristan…