Sérénade

Alice de Chambrier

S’il vous fallait un cœur, mignonne, Un cœur pour vous aimer beaucoup, Le mien n’appartient à personne, Il vous aime par dessus tout. S’il vous fallait un cœur, mignonne, Un cœur à vous, tout entier Le mien n’appartient à personne Un mot de vous peut le lier. S’il vous fallait un cœur, mignonne, Un cœur pour vous en amuser Le mien n’appartient à personne Il est à vous pour un baiser. S’il vous fallait un cœur, mignonne, Un cœur pour après l’oublier Le mien n’appartient à personne Vous pouvez le mystifier. Mais pourtant, sachez-le, mignonne, Si ce cœur était méprisé Il ne croirait plus en personne Car du coup vous l’auriez brisé.