Le Minet

Maurice Rollinat

Les Névroses — 1883

Il tète avec avidité Et se cogne au sein qu’il enlace ; Puis, lorsque sa nourrice est lasse, Il dort sur son ventre ouaté. Pour le minet doux et futé C’est un lit que rien ne remplace ! Il tète avec avidité Et se cogne au sein qu’il enlace. Quand il s’est bien lissé, gratté, Pris la queue et vu dans la glace, Après ses tournements sur place Et ses petits sauts de côté, Il tète avec avidité.