Sonnet du 8 février 1915

Guillaume Apollinaire

Poèmes à Lou — 1955

Lundi huit février ma biche Ma biche part Suis inquiet elle s’en fiche Buvons du marc Vrai qu’au service de l’Autriche (Patate et lard) Le militaire est très peu riche Je m’en fous car Il peut bien vivre d’Espérance Même il en meurt Au doux service de la France Un Artilleur Mon âme à ta suite s’élance Adieu mon cœur